Poésie

 

M.  MODELY / P-E. ODDERO
J-M. TARTAYRE

En partenariat avec l’association la Porte des Poètes.

MARDI 23 MARS
20H30 – AU THÉÂTRE


Durée : 1H30
Tout public
Entrée gratuite

 

Murièle MODÉLY
« Je n’écris pas pour dire quelque chose mais pour trouver les mots qui me diraient, moi. »

Murièle Modély a publié une dizaine de recueils – papier ou numérique. Elle est originaire de l’île de La Réunion, elle vit à Toulouse où elle est bibliothécaire. Sa poésie est une exploration du lieu et de l’intime. Le lieu est aussi bien la terre natale « fantasmée » que le corps, toujours présent dans ses poèmes : « Tes poèmes sont / n’importe quelle partie de ton corps » dans « Tu écris des poèmes » et dans « Penser Maillée » : « Vais-je totalement fondre dans les terres qui m’ont un jour portée ? »
Il y a chez Murièle Modély un questionnement permanent sur elle-même redoublé par l’urgence d’écrire et de vivre . Son écriture est souvent métaphorique et fulgurante : « L’œil comme une goyave fendue / Pleure des grains dorés dans une mer fuchsia » ou « Ils sont / tous les deux / si complètement nus / que les cliquetis d’os / brouillent leurs rêves »

 

Paule-Élisabeth ODDERO 
« Juste parole en son milieu du doute//Partage du soleil/Haut-mal de la falaise//La mer s’est retirée/Le vent porte parfois/Cette mémoire-là »

Paule-Élisabeth Oddero est née à Monaco d’une mère bretonne et d’un père sicilien. Elle vit à Brugairolles dans l’Aude où elle a fait halte après avoir vécu en Afrique Noire, au Maghreb, à Paris. Elle est une lectrice assidue de Rilke, Paul Celan, Lorand Gaspar, André Du Bouchet, Philippe Jaccottet, René Char… Son travail d’épure sur les mots tente de répondre à ce que Lorand Gaspard dans SOL ABSOLU appelle « La soif sans limite dans la chose bornée ».
Elle travaille souvent en étroite symbiose avec des artistes plasticiens.
Paule-Elisabeth Oddero écrit pour sauver de l’oubli. Son écriture en appelle à la mémoire, aux mémoires du lieu, du temps. « Ici se signent les mémoires ». Sa poésie se déploie dans les plis de l’enfance pour porter au présent la force de vivre.
« Tout est habité », « volcan de mots », Tu laves ton visage / Dans l’éclatante étoile / de l’araignée désargentée »

 

Jean-Michel TARTAYRE
« Sans chercher à comprendre – / Einstein tirant la langue – / Pourquoi la parole nous lie à l’autre… »

Jean-Michel Tartayre, né à Toulouse en 1966, suit des études littéraires puis se spécialise en information-communication. Un temps libraire, il est dorénavant professeur de français, latin et le théâtre au collège de Saverdun, en Ariège. Depuis 2015 il est membre de la revue-éditions Encres Vives dirigée par Michel Cosem.
Il est l’auteur d’une quarantaine de recueils de poèmes, édités aux Dossiers d’Aquitaine, au GRIL, chez Encres Vives, N&B, La Porte et Alcyone. Il définit sa poésie comme « une poésie réaliste et populaire, où l’étrangeté n’est au demeurant pas exclue ».
Il collabore à de nombreuses revues, notamment Encres Vives et Phaéton.
Il obtient en 2016 le Grand Prix de Poésie pour son recueil Vers l’été suivi de Fractions du jour (N&B éditions), lors du XIe Salon du livre des Gourmets de Lettres de Toulouse.
Sa poésie cherche à saisir entre silence et permanence « la réalité, ici, maintenant ». Une poésie de l’instant où il s’agit d’«être là et seulement là ». Il y a chez Jean-Michel Tartayre un parti-pris de contempler le monde avec le souhait que le poème naîtra de cette suspension de la réalité.
« Chant de silence / dont les chromatismes parfaits / vont porter les mots du poème /… »

Share This