LEON BRALDA

LEON BRALDA

Poésie


LES MOMENTS POÉTIQUES D’AURILLAC

ALAIN BRALDA

En partenariat avec l’association La Porte des Poètes

MERCREDI 25 NOVEMBRE
18H30 – AU THÉÂTRE

Durée : 1H
Tout public
Entrée gratuite

Dans le cadre des Moments poétiques le Théâtre d’Aurillac accueille Léon Bralda. Le poète vit et travaille à Clermont-Ferrand. Son double Lionel Balard est artiste peintre, sculpteur et graveur. Il est le fondateur des « Editions de l’Entour » et des « Cahiers des Passerelles », livrets associant poètes et graveurs.

Léon Bralda est l’auteur d’une vingtaine de titres parus notamment aux éditions Henry, Alcyone, Donner à voir, Encres Vives, le Petit Pois…
Il ressort de sa poésie un appel, une soif « du Vivre » comme il l’écrit constamment dans de nombreux poèmes. Ainsi le flux de la vie parcourt le temps depuis l’enfance, la sienne et celle des autres. Vivre ne saurait oublier la mort, celle du père au cœur du recueil « Un silence de feu » de manière pudique et forte, mais aussi celle que les flots de l’Histoire charrient.

Ce mouvement de la vie porte la mémoire. Elle est le flux permanent de son écriture. Le poète puise dans les souvenirs de son enfance et rassemble l’espace investi dans ses jeunes âges dans les actes du poème cristallisés de livre en livre. Il s’agit ici de la mémoire intimement vécue. La mémoire intime se double chez Léon Bralda de la Mémoire de l’Humanité. Les recueils « Ntamara avril 1994 » et « Natzweiler-Struthof » dressent aussi bien par les poèmes que par ses gravures les terribles tragédies subies par les humains et provoquées par d’autres humains. Le poète exprime ici les écueils de la vie condensés dans « l’aporie du Vivre ».
Peut-être s’agit-il pour Léon Bralda de cerner dans les prémices de son existence les traces de son identité de poète et d’artiste. Et de maintenir au présent la déréliction des humains. D’où l’appel permanent de la vie, déclinée de livre en livre, par l’insistance du Vivre : « la saison du Vivre », « le miracle du Vivre » qu’« Un temps fécond » déploie jusqu’à atteindre dans « A la face de l’ombre » « l’ordinaire du Vivre ».

Léon Bralda est un poète à la recherche des « secrets enfouis sous l’éboulis de la mémoire et les précieux essaims de l’imagination ». Son écriture noue indissociablement le réel, matière du poème, et l’effervescence bourdonnante de la création artistique.

 

Bibliographie:
A l’aube de la voix, Donner à voir, 2020 ; NTAMARA Avril 1994, Cahiers de l’Entour, 2020 ; NATZWEILER-STRUTHOF, Cahiers de l’Entour, 2020 ; Un temps fécond, Editions Henry, 2019 ; De silence et de plomb, Alcyone, 2018 ; La voix levée, Alcyone, 2017 ; Liant le jour…, Editions Cahiers des Passerelles, 2016 ; Un silence de feu, Editions Encres Vives, 2016 ; Les Hautes tours, éd. Le Petit Pois, 2016 ; Des yeux si clairs, Editions Cahiers de l’Entour, 2016 ; De songe et d’images mêlées, Editions Cahiers de l’Entour, 2015 ; Ce souffle aux creux des arbres, Editions Cahiers de l’Entour, 2015 ; Au pas du jour, Editions Cahiers de l’Entour, 2014 ; D’orages et de ruines, Editions Cahiers de l’Entour, 2013 ; Le noir sous la paupière, Editions Cahiers de l’Entour, 2012 ; Un temps, ailleurs, Editions du Frau, 2011 ; De l’autre côté, Editions Cahiers de l’Entour, 2010 ; Une eau sombre, Editions Cahiers de l’Entour, 2008 ; Saisons éparses, Editions Cahiers des Passerelles, 2008

LEON BRALDA

PATRICIO SANCHEZ

Poésie

 

PATRICIO SANCHEZ

LES MOMENTS POÉTIQUES D’AURILLAC

En partenariat avec l’association La Porte des Poètes

 

VENDREDI 22 JANVIER
18H30 – AU MUSÉE D’AURILLAC


Durée : 1H30
Tout public
Entrée gratuite

 

Le 2ème Moment poétique de la saison culturelle reçoit Patricio Sanchez. Né au Chili, il vit en France depuis 1977. Il est poète, traducteur, enseignant. Il a publié une dizaine de livres, des livres d’artistes et des poèmes dans de multiples revues et dans des anthologies. Il est également animateur dans le Festival « Les Voix Vives de Méditerranée en Méditerranée » à Sète qui accueillent de nombreux poètes du pourtour méditerranéen durant une huitaine de jours en juillet depuis plus de 20 ans.

Le voyage est au cœur de sa poésie la thématique vivifiant ses poèmes.
« Ma valise connaît toutes les gares du monde. / (…) / Elle est en cuir, en cuir de Patagonie. //
Elle m’accompagne dans tous mes voyages. »
Le voyage est aussi un exil forcé : « Dans chaque exilé il y a un poète en puissance ». En effet son histoire personnelle est étroitement liée à l’Histoire, du Chili bien sûr et du Monde. Pour Patricio Sanchez écrire en poète consiste à relier les souvenirs des moments de l’enfance – sa singularité – avec la dimension universaliste de l’Humanité.
De même ses poèmes esquissent une géo-poétique de la Terre : « Il est temps de rentrer, D’ouvrir la porte / De ta chambre / Qui mène au Cap Horn ». Ainsi pour Patricio Sanchez écrire devient une « géopoéthique » dont « Je partage mon pain avec toi, / juste pour tisser un lien avec la vie » est juste un exemple.

« Je ne sais rien / sur la mer / mais le ciel scintille / lorsque j’ouvre la porte du soleil. »

« Là où je vais, je porte / ma maison et un sac / rempli de plumes / et de pommes. »

Bibliographie :

Cahiers de la Méditerranée/Cuadernos del Mediterràneo, Domens, 2019-2020. Les Disparus, La rumeur libre Éditions, Lyon, 2017. Journal d’une seconde, avec une préface de Jean Joubert, L’Harmattan, Paris, 2015. Terre de feu, suivi de Nuages, Domens, Pézenas, 2013. Le Parapluie rouge, avec une préface de Jean Joubert, Domens, Pézenas, 2011. Nuages, Obsidiana, Virginie, 2008. El Calendario de la Eternidad, Sociedad Internacional de Escritores (S.I.E.), Virginie, 2007. Breve Antología Personal y otros poemas, Los Andes, France, 2000. Montpellier, trois minutes d’arrêt, Los Andes, France, 1996. Poèmes écrits dans un café, Imprimerie Université Paul-Valéry, Montpellier, 1991. Sea la luz, Marana-Tha, Chile, 1990.

LE PRINTEMPS DES POÈTES

LE PRINTEMPS DES POÈTES

Poésie

 

M.  MODELY / P-E. ODDERO
J-M. TARTAYRE

En partenariat avec l’association la Porte des Poètes.

MARDI 23 MARS
20H30 – AU THÉÂTRE


Durée : 1H30
Tout public
Entrée gratuite

 

Murièle MODÉLY
« Je n’écris pas pour dire quelque chose mais pour trouver les mots qui me diraient, moi. »

Murièle Modély a publié une dizaine de recueils – papier ou numérique. Elle est originaire de l’île de La Réunion, elle vit à Toulouse où elle est bibliothécaire. Sa poésie est une exploration du lieu et de l’intime. Le lieu est aussi bien la terre natale « fantasmée » que le corps, toujours présent dans ses poèmes : « Tes poèmes sont / n’importe quelle partie de ton corps » dans « Tu écris des poèmes » et dans « Penser Maillée » : « Vais-je totalement fondre dans les terres qui m’ont un jour portée ? »
Il y a chez Murièle Modély un questionnement permanent sur elle-même redoublé par l’urgence d’écrire et de vivre . Son écriture est souvent métaphorique et fulgurante : « L’œil comme une goyave fendue / Pleure des grains dorés dans une mer fuchsia » ou « Ils sont / tous les deux / si complètement nus / que les cliquetis d’os / brouillent leurs rêves »

 

Paule-Élisabeth ODDERO 
« Juste parole en son milieu du doute//Partage du soleil/Haut-mal de la falaise//La mer s’est retirée/Le vent porte parfois/Cette mémoire-là »

Paule-Élisabeth Oddero est née à Monaco d’une mère bretonne et d’un père sicilien. Elle vit à Brugairolles dans l’Aude où elle a fait halte après avoir vécu en Afrique Noire, au Maghreb, à Paris. Elle est une lectrice assidue de Rilke, Paul Celan, Lorand Gaspar, André Du Bouchet, Philippe Jaccottet, René Char… Son travail d’épure sur les mots tente de répondre à ce que Lorand Gaspard dans SOL ABSOLU appelle « La soif sans limite dans la chose bornée ».
Elle travaille souvent en étroite symbiose avec des artistes plasticiens.
Paule-Elisabeth Oddero écrit pour sauver de l’oubli. Son écriture en appelle à la mémoire, aux mémoires du lieu, du temps. « Ici se signent les mémoires ». Sa poésie se déploie dans les plis de l’enfance pour porter au présent la force de vivre.
« Tout est habité », « volcan de mots », Tu laves ton visage / Dans l’éclatante étoile / de l’araignée désargentée »

 

Jean-Michel TARTAYRE
« Sans chercher à comprendre – / Einstein tirant la langue – / Pourquoi la parole nous lie à l’autre… »

Jean-Michel Tartayre, né à Toulouse en 1966, suit des études littéraires puis se spécialise en information-communication. Un temps libraire, il est dorénavant professeur de français, latin et le théâtre au collège de Saverdun, en Ariège. Depuis 2015 il est membre de la revue-éditions Encres Vives dirigée par Michel Cosem.
Il est l’auteur d’une quarantaine de recueils de poèmes, édités aux Dossiers d’Aquitaine, au GRIL, chez Encres Vives, N&B, La Porte et Alcyone. Il définit sa poésie comme « une poésie réaliste et populaire, où l’étrangeté n’est au demeurant pas exclue ».
Il collabore à de nombreuses revues, notamment Encres Vives et Phaéton.
Il obtient en 2016 le Grand Prix de Poésie pour son recueil Vers l’été suivi de Fractions du jour (N&B éditions), lors du XIe Salon du livre des Gourmets de Lettres de Toulouse.
Sa poésie cherche à saisir entre silence et permanence « la réalité, ici, maintenant ». Une poésie de l’instant où il s’agit d’«être là et seulement là ». Il y a chez Jean-Michel Tartayre un parti-pris de contempler le monde avec le souhait que le poème naîtra de cette suspension de la réalité.
« Chant de silence / dont les chromatismes parfaits / vont porter les mots du poème /… »

LEON BRALDA

LES MOMENTS POÉTIQUES – Joël Bastard

Poésie

 

JOËL BASTARD

LES MOMENTS POETIQUES D’AURILLAC

En partenariat avec l’association La Porte des Poètes

MARDI 11 MAI – 18H30
A LA MEDIATHEQUE DU BASSIN D’AURILLAC

Durée : 1H
Tout public 
Entrée gratuite

 

« Sortez le poète des ruines. (…). Donnez-lui une chance de revenir chanter la beauté muette du jour. »

Joël Bastard est né en 1955 à Versailles. Poète, romancier et auteur dramatique, il réalise aussi de nombreux livres d’artiste, des livres pauvres (Daniel Leuwers). Il collabore avec des musiciens. Il participe régulièrement à des lectures publiques (seul ou avec des musiciens) en France comme à l’étranger et anime aussi des ateliers d’écriture : poésie et théâtre. Il est l’auteur d’une trentaine de livres parus chez divers éditeurs dont Beule, Se dessine déjà, Le sentiment du lièvre, Casaluna, Manière (roman) et Des lézards, des liqueurs aux éditions Gallimard. 

Chez Joël Bastard vivre et écrire participe d’un même acte. « J’évolue avec ce que je suis en train d’écrire, j’avance, je marche avec mon écriture » (Des lézards, des liqueurs). Le plus souvent en prose ses livres sont l’osmose de l’existence sans cesse questionnée par l’écriture poétique : « Donnez-moi du papier et un peu de lumière. Mes genoux feront l’affaire pour écrire dessus. Un morceau de ciel soufflera l’entier. Un seul souffle suffira pour dire l’humanité. » (Une cuisine en Bretagne)

 

Bibliographie :

Derrière le fleuve (récit, Al Manar 2010), Théâtre Blitz (théâtre, Passage d’Encres, 2011), Journal foulé au pied (récit, Isolato 2013), La clameur des lucioles (récit, avec CharlElie Couture, Virgile 2013), Halva, loukoum et camenbert (récit, La passe du vent, 2019). Au-delà des racines, le bestiaire du silence (poèmes), avec Jephan de Villiers (Espace Jephan de Villiers / Collection Mémoires, 2015), « Une cuisine en Bretagne (poèmes, Lanskine, 2016), Chère peinture (poèmes, J’en suis Bleue – Collection des ami(e)s de Marie Morel, 2016).